Il nous reste la colère

JAMILA JENDARI
NICOLAS BEIRNAERT

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Il nous reste la colère

Un film de JAMILA JENDARI, NICOLAS BEIRNAERT

2022 | Documentaire | 96 min | Urban Distribution

Distributeur
Urban Distribution
06 16 55 28 57
jeanjacques@urbangroup.biz

Site du film

Synopsis

En 2011, les ouvriers de Ford à Blanquefort sauvent leur usine et ses mille emplois. La joie de la victoire laisse rapidement place à de nouvelles craintes de fermeture. Celles-ci finissent par devenir une réalité, jusqu’à l’arrêt définitif des chaînes de montage en 2020. Il nous reste la colère retrace leur dernière année de combat, dressant le portrait d’un groupe emmené par Philippe Poutou. Une lutte menée avec énergie et humour, faite d’espoirs et de doutes.

NOTE D’INTENTION DES REALISATEURS

« Dans notre film on parle d’une colère froide, celle de l’impuissance organisée des pouvoirs publics, qui se drapent d’indignation mais ne « peuvent » rien faire. C’est la colère issue des refus et des turpitudes administratives, des réunions à n’en plus finir, du découragement qui s’en suit pour les collègues et qui se retrouve dans la société. C’est une colère qui n’est pas explosive mais contenue, ravalée parce qu’il n’y a pas de rapport de force qui lui permettrait de réellement s’exprimer.
Pendant plusieurs années, nous étions actifs avec l’Université Populaire de Bordeaux, nous organisions et filmions des conférences. On s’intéressait déjà aux thèmes sociaux et politiques. En 2016, Jamila qui travaillait à l’institut de sondage IPSOS, s’est mise activement en grève à l’occasion de la lutte contre la Loi Travail, dite El-Khomri. Nous filmions dans les cortèges et observions déjà un changement dans les manifestations. La répression était plus forte, certes, mais la critique des directions syndicales, notamment par les plus jeunes, était déjà perceptible. Nous nous demandions si c’était dû à une image dégradée par les médias, à des compromis qui n’avaient pas été acceptés ou à l’organisation proposée. On s’est dit qu’il serait intéressant d’aller filmer une équipe syndicale. On avait déjà croisé les syndicalistes de Ford en manifestation, on connaissait leur réputation, certes parce qu’il y avait Philippe Poutou et parce que c’était la plus grosse usine de la région, mais aussi parce que quelques années plus tôt, à l’époque où Sarkozy déclarait que « quand il y a une grève plus personne ne s’en rend compte », ils avaient réussi à garder leur usine quand Arcelor, Continental ou PSA n’y étaient pas parvenus. Alors que Nuit Debout battait son plein, nous avons eu l’occasion grâce à Xavier Ridon, un ami journaliste devenu co-producteur du film, de suivre les syndicalistes de l’usine Ford sur une de leurs actions aux 24h du Mans. On est partis avec un petit groupe militant et notre caméra, et on a sympathisé très vite. On a compris que si les Ford avaient gagné dix années plus tôt, l’affaire n’était en fait pas résolue. Pour nous c’était l’occasion d’aller explorer ce monde syndical et de questionner l’image qu’on s’en faisait. »

Réalisateurs : JAMILA JENDARI, NICOLAS BEIRNAERT
Producteurs : Frédéric Corvez, Maéva Savinien, Hugo Fourcade, Xavier Ridon
Directeur de la photographie : JAMILA JENDARI
Son : NICOLAS BEIRNAERT
Conception sonore : Gautier Isern, Philippe Grivel
Montage : Stéphane Perriot
Etalonnage : Julien Petrl

Réalisateur
JAMILA JENDARI

Plasticienne, vidéaste et photographe, Jamila Jendari est diplômée d’une licence d’Arts plastiques à Aix en Provence en 2003, et d’un Master 2 en Création Production audiovisuelle de l’université Bordeaux 3 en 2012. Dès qu’elle a eu accès à une caméra de poing, elle a commencé ses recherches vidéographiques dans le milieu psychiatrique en 2007. La petite Savoie (15’), court-métrage documentaire sur le monde du travail, fut sa première collaboration documentaire avec Nicolas Beirnaert. Elle a été ensuite amenée à filmer pour différents types de projets, associatifs comme personnels, et a développé sa pratique via les associations PADRE, cofondée avec Nicolas Beirnaert, puis Raffut. Son intérêt pour les mouvements sociaux l’a menée à filmer des manifestations, puis à rencontrer les ouvriers de Ford Blanquefort avec Nicolas Beirnaert, entamant une aventure de plusieurs années à leurs côtés.


NICOLAS BEIRNAERT

Plasticien, scénariste et vidéaste, Nicolas Beirnaert est diplômé des Beaux-Arts de Bordeaux en 2006. Ses domaines de prédilection étaient alors le dessin, le dessin animé et la sculpture. Les rencontres et les opportunités l’ont mené à travailler avec des cinéastes, comme story-boarder au départ, puis comme assistant caméra et réalisation, passant au fur et à mesure par chaque aspect des tournages de fiction (son, lumière, mise en scène, post-production). Il a co-développ. un système d’entraide entre artistes et un laboratoire de projets par le biais de l’association PADRE qu’il a cofondée avec Jamila Jendari. Ce terreau a permis l’émergence de nombreux projets parallèles (édition de bandes dessinées, tournages de fiction, aide aux jeunes réalisateurs, etc.) dans lesquels il a pu continuer à développer ses compétences transverses. De ces années d’explorations artistiques communes, Nicolas Beirnaert et Jamila Jendari ont surtout développé le medium vidéo, à travers la réalisation de projets communs. Nicolas prend part aux activités de l’Université Populaire de Bordeaux en qualité de vidéaste, ce qui conduira à la création de l’association Raffut en 2014. Deux ans plus tard, il débute la co-réalisation avec Jamila Jendari d’un premier long-métrage documentaire sur les ouvriers de l’usine Ford de Blanquefort.


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