La grève des ouvriers de Margoline

CINELUTTE

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La greve des ouvriers de Margoline

La grève des ouvriers de Margoline

Un film de CINELUTTE

1973 | Documentaire | 40 mn | Editions du Montparnasse

Producteur
Collectif Cinélutte

Distributeur
Editions du Montparnasse
0033 (0)1 56 53 56 53
http://www.editionsmontparnasse.fr/contact

Site du film

Synopsis

Un documentaire qui retrace la première grève de travailleurs étrangers en situation irrégulière qui travaillent pour le compte d’une entreprise de recyclage de papiers. Le 21 mai 1973, à Nanterre et Gennevilliers, 52 ouvriers de Margoline se mettent en grève. Sans douches, sans vestiaires, sans gants, sans bleus de travail, ils travaillent douze heures par jour à charger et décharger des balles de papier. « Mais nous sommes obligés de travailler chez [Margoline] parce qu’on n’a pas de papiers et qu’en plus il nous cache les passeports pour pas qu’on puisse changer de travail », lit-on dans le tract qu’ils distribuent.

Produit pour la CFDT dans le cadre du groupe Cinélutte, le film sera l’un des premiers à se pencher sur la condition des travailleurs immigrés sans papiers en France, et à leur donner la parole. Face à la caméra, en français ou en arabe, les ouvriers dénoncent une situation devenue absurde. Et ce notamment depuis la circulaire Marcellin – Fontanet de 1972 qui subordonne l’entrée sur le territoire français à celle d’un contrat de travail, et interdit les régularisations de sans papiers.
Il ne leur reste plus alors qu’à trouver une entreprise où l’on accepte d’embaucher illégalement, dans des conditions de travail misérables et pour un salaire dérisoire.

Réalisateur
CINELUTTE

Le collectif Cinélutte est officiellement créé en 1973, sous la forme d'une association non subventionnée, à la faveur du mouvement lycéen et étudiant contre la "loi Debré" sur la conscription militaire.

Il résulte du regroupement de deux classes d'âge, séparées de quelques années, qui vont se développer parallèlement avant de cohabiter.

Trois de ses membres (Mireille Abramovici, Jean- Denis Bonan et Richard Copans) ont tour à tour participé en Mai 68 aux réalisations de l'Atelier de recherche cinématographique (ARC), à celles des États généraux du cinéma français ainsi qu'à diverses productions militantes. Les plus jeunes (François Dupeyron, Alain Nahum et Guy-Patrick Sainderichin) sont élèves à Paris dans une des deux écoles publiques d'enseignement professionnel, l'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC).

Au cours de ses huit années d'existence, le groupe produit, tourne et diffuse en marge du système sept films de court et moyen métrages, inscrits dans les luttes sociales et politiques des années 1970, qui témoignent, à partir de situations et d'expériences concrètes, des formes possibles de résistance et de démocratie ouvrières.

Bonne chance la France (1974-1975. 100 mn) regroupe trois moyens métrages (L'Autre façon d'être une banque, Comité Giscard, Un simple exemple) sur la période précédant les élections présidentielles de 1974 et est présenté au Festival de Cannes 1976 dans la sélection "Perspectives du cinéma français".

S'il se réclame du marxisme-léninisme et si l'influence maoïste y est prégnante (" Au service de la Gauche ouvrière, contre le révisionnisme ", écrivait-on alors), le groupe ne dépend d'aucun parti ni d'aucune organisation.

Ont participé à la production et à la diffusion des films de Cinélutte : Daniéla Abadi, Mireille Abramovici, Olivier Altman, Jean-Jacques Bernard, Vincent Blanchet, Jean-Denis Bonan, Richard Copans, François Dupeyron, Dominique Faysse, Denis Gheerbrant, Hélène Kohen, Serge Le Péron, Françoise Liffran, François Margolin, Babette Mosche, Alain Nahum, Maggie Perlado, Eric Pittard, Franssou Prenant, Jean-Henri Roger, Guy-Patrick Sainderichin, Jean-Pierre Thorn, Françoise Varin, Paule Zajdermann.

Source : Sébastien Layerle. Introduction à "Un cinéma de lutte pour des gens en lutte".


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