La révolte des femmes de chambre

Thibault FERIE

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La révolte des femmes de chambre

Un film de Thibault FERIE

2021 | Documentaire | 60 mn | La Compagnie des Phares & Balises

Producteur
La Compagnie des Phares & Balises

Distributeur
La Compagnie des Phares & Balises
+ 33 (0)1 44 75 11 33
info@phares-balises.fr

Site du film

Synopsis

Pendant 22 mois, les femmes de chambre de l’Hôtel Ibis les Batignolles, à Paris, ont fait grève pour dénoncer leurs conditions de travail et les mauvais traitements. Ces travailleuses dites « invisibles » ont décidé de se dresser face au géant de l’hôtellerie Accor, pour leurs droits et leur dignité. Victorieuse à l’issue de l’un des plus longs combats de l’histoire sociale française, leur lutte est devenue un symbole. 

En juin 2019, les femmes de chambre du plus grand hôtel Ibis de France, porte de Clichy, à Paris, décident de sortir du silence et de l’abnégation. Elles entament une grève pour dénoncer les cadences infernales, le travail impayé et les conditions éprouvantes que leur inflige Accor via le sous-traitant qui les emploie. Elles osent parler, devant la justice, d’exploitation et de discrimination de la part du premier groupe hôtelier européen et troisième mondial. C’est un système entier qui est pointé du doigt dans cette lutte qu’elles mènent, sans relâche, pendant près de deux ans.
Pour Rachel Kéké, porte-parole du mouvement, Sylvie Kimissa et les autres, c’est une lutte primordiale et incertaine qui s’enclenche et bouleverse leur vie. A travers la chronique de cette mobilisation collective, triomphante, le film nous embarque aux côtés de ces femmes et nous raconte qui sont ces nouvelles héroïnes de notre temps.
En juin 2022, l’élection de Rachel Kéké à l’Assemblée nationale fait de cette lutte, au-delà d’un symbole, un véritable marqueur historique et inédit : l’entrée de la première femme de ménage à l’Assemblée.

Note d’intention de Thibault Férié, réalisateur
« Quand les clients de l’hôtel entrent, ils ne savent pas que la femme qui a fait leur chambre y a laissé ses larmes. » La peine de ces femmes de chambre abattues par leurs conditions de travail est longtemps restée invisible. Elles aussi. Le système en a fait ses petites mains invisibles. Et pourtant, si personne ne fait leur travail, le système « bug ». La philosophe Françoise Vergès le dit en ces mots : « Sans les femmes qui le nettoient, le monde arrêterait de tourner. » Ces nouvelles prolétaires de la domesticité prennent en charge autant les besoins vitaux que le bien-être des sociétés européennes. Pourtant, elles sont des symboles d’exploitation de genre, de classe, et de race. 
Quelle est leur place dans ce pays, dans notre économie et le monde du travail ? Quelles sont leurs difficultés mais aussi leurs aspirations et leurs espoirs ? Au-delà de leur fragilité, de leur précarité et de cette « invisibilité́ » qui leur colle à la peau, à la faveur de cette bataille, elles se révèlent à elles-mêmes et aux autres et prennent finalement leur revanche sur un système qui les laisse en marge… 
J’aime filmer les combats. Surtout quand ils sont beaux et justes, clairement inégaux et pourquoi pas désespérés, dès lors qu’ils mettent au jour les grands rapports de force qui régissent et façonnent la société. 
A l’issue de leur lutte acharnée, les femmes de chambre de l’hôtel Ibis ont donné une leçon au monde et sont devenues des symboles de résistance et d’organisation contre l’exploitation. Le film les regarde comme des individualités puissantes qui saisissent leur chance de faire changer les choses, pour elles-mêmes et pour les autres. Au fond c’est ce que ce film propose : les voir et les écouter, prendre au sérieux qui elles sont, ce qu’elles font, ce qu’elles nous disent et nous montrent d’elles et de nous-mêmes. 

Un film de Thibault Férié
Image : Thibault Férié, Marc Aderghal
Compositeur : Alice Guerlot-Kourouklis
Mixage : Eric Rey
Étalonnage : Eric Salleron
Montage son : Eric Rey
Production Compagnie des Phares et Balises
Avec la participation de France Télévisions
Avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée,
de la PROCIREP – Société des Producteurs et de l’ANGOA
Pôle documentaires société et géopolitique de France Télévisions : Renaud Allilaire, Sophie Chegaray
Directrice de l’unité documentaires  : Catherine Alvaresse

Réalisateur
Thibault FERIE

Au cours de ses études de philosophie, Thibault Férié découvre et apprend le cinéma documentaire auprès de Jean Rouch entre la France et le Niger, puis de Thierry Garrel à l'unité documentaire d’Arte. Après avoir travaillé au sein de la chaîne franco-allemande, c'est en poste à l'ambassade de France en Namibie qu'il réalise ses premiers films pour l'Unesco, sur les « peuples en péril » d'Afrique australe. De retour en France en 2007, il a depuis réalisé une quarantaine de documentaires longs formats pour la télévision, entre films de découverte à travers le monde, documentaires scientifiques portant sur l’environnement, le climat, la santé, et sujets de société en marge de l’actualité. Ses films sont régulièrement sélectionnés dans les festivals français et internationaux.


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