MOI, DANIEL BLAKE

Ken LOACH

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MOI, DANIEL BLAKE

Un film de Ken LOACH

2016 | Fiction | 100 minutes | Wild Bunch

Producteur
Sixteen Films
00 44 (0) 20 7734 0168
jack@sixteenfilms.co.uk
Why Not Productions
01 48 24 24 50
contact@whynotproductions.fr
Wild Bunch

Distributeur
Wild Bunch

Site du film

Synopsis

Daniel Blake, veuf, menuisier de 59 ans, est victime d’un accident cardiaque, ce qui l’oblige à faire appel pour la première fois de sa vie à l’aide sociale. Ses médecins lui interdisent de travailler. Mais il est déclaré apte par une compagnie privée sous-traitant pour l’administration la « chasse aux tire-au-flanc5 ». Les services sociaux le privent donc de l’allocation à laquelle il croyait avoir droit. Il peut faire appel, mais la procédure sera longue. On lui conseille, en attendant, de s’inscrire au chômage.

Commence alors une descente aux enfers. Blake est pris dans le piège d’une administration tatillonne qui multiplie les humiliations : recours à des centres d’appels qui ne servent à rien, épuisant parcours de formulaires à remplir sur Internet, jamais complets, dédale kakfkaïen et bureaucratique qui broie lentement mais sûrement. Blake se heurte à une succession d’individus qui parlent comme des répondeurs téléphoniques à options multiples, et qui veulent le forcer à se plier à des règles qui n’ont pour lui aucun sens. Pour percevoir une allocation, il est tenu de consacrer 35 heures par semaine à des recherches d’emploi. « Je suis un homme malade, dit-il, recherchant des boulots inexistants. » Il doit suivre un « atelier de CV ». Dans un texte qu’il destine à une commission d’appel, il tient à préciser : « Je suis un homme, pas un chien. Un citoyen — rien de moins et rien de plus. »

Lors d’un de ses rendez-vous ubuesques au centre d’emploi, Blake fait la connaissance de Katie Morgan, mère célibataire contrainte de loger à 450 km de sa ville natale pour éviter d’être placée en foyer de sans-abri, ce qui lui ferait perdre la garde de ses deux enfants. La fonctionnaire chargée de son dossier refuse de la recevoir, au motif qu’elle est arrivée en retard. Katie a beau expliquer qu’elle ne connaît pas la ville, qu’elle n’est pas familiarisée avec le réseau de bus local, rien n’y fait12. Son allocation est supprimée pour une durée d’un mois. Blake et Katie vont s’entraider.

FICHE TECHNIQUES
Titre original  :  I, Daniel Blake
Scénario  :  Paul Laverty
Photographie  :  Robbie Ryan
Décors  : Linda Wilson
Casting  : Kahleen Crawford
Costumes  : Joanne Slater
Montage  :  Jonathan Morris
Direction artistique  : Caroline Barton
Musique  :  George Fenton
Son  : Ray Beckett
Production  : Rebecca O’Brien
Sociétés de production  : Sixteen Films,  Why Not Productions  et  Wild Bunch  ; Brithish Film Institute (coproducteur), BBC Films (coproducteur)
Société de distribution  :  Entertainment One  (Royaume-Uni  et  Irlande),  Le Pacte  (France), Filmcoopi Zürich (Suisse, tous médias), Sundance Select (États-Unis, en salle), Wild Bunch (monde)
Pays d’origine  :    Royaume-Uni,      France
Langue originale  :  anglais
Format  : 35 mm, 1.85  : 1, couleur
Genre  :  drame
Durée  : 100 minutes (1 h 40)
Dates de sortie France  : 26 octobre 2016

COMÉDIENS
Dave Johns  : Daniel Blake
Hayley Squires  : Katie Morgan
Sharon Percy  : Sheila, l’employée féroce du  Jobcentre
Briana Shann  : Daisy, fille de Katie
Dylan McKiernan  : Dylan, fils de Katie
Natalie Ann Jamieson  : employée du  Jobcentre
Stephen Clegg  : responsable du  Jobcentre
Micky McGregor  : Ivan, le vigile du supermarché
Neil Stuart Morton  : le directeur du supermarché
Colin Coombs  : le facteur
Bryn Jones  : le policier
Mick Laffey  : le conseiller en avantages sociaux
John Sumner  : le responsable des CV

RÉCOMPENSES
Festival de Cannes 2016 : Palme d’or
César 2017 : Meilleur film étranger
British Academy of Film and Television Arts  (BAFTA) Award 2017  :
Nomination au  BAFTA du meilleur film : BAFTA du meilleur film britannique
Nomination au  BAFTA du meilleur réalisateur
Nomination au  BAFTA du meilleur scénario original

Réalisateur
Ken LOACH

Kenneth « Ken » Loach, né en 1936 d'une famille modeste, est un cinéaste britannique de cinéma et de télévision. Il suit d'abord des études de droit à Oxford où il se familiarise avec le théâtre via la Oxford Revue. Ses fréquentations le conduisent d'abord à jouer en tant qu'acteur dans le théâtre de répertoire, mais au début des années 60 il entre dans le monde de la télévision où il devient réalisateur de trois épisodes de la série Z Cars en 1964. Il se distingue vite par ses docu-dramas à forte connotation sociale (Cathy Come Home, 1966), et réalise des films de fictions tel Kes et Family Life qui marqueront les cinéphiles. Dans les années 70-80 il se fait remarquer aussi par ses documentaires engagés, tel A Question of Leadership, un documentaire sur le mouvement syndical qui a émergé lors de la grève des mineurs de plus de 13 semaines. Ce film sera censuré par la chaîne ITV qui l'a commandé mais il sera finalement diffusé sur Channel 4. C'est avec Fatherland, tourné dans le Berlin divisé par le Mur que le cinéaste accède à la reconnaissance de la critique internationale qui acclame ses films populaires à thème social ou historique, tournés dans les années 90, tel Riff-Raff, Carla's Song, Ladybird, Land and Freedom, ou My Name Is Joe. Il gagne le Prix du jury du Festival de Cannes pour Secret Défense (1990) et Raining Stones (1993). Il met à profit sa notoriété pour continuer à explorer ses thèmes de prédilection, faisant part de son engagement politique dans diverses problématiques sociales : Bread and Roses dépeint les conditions de travail inacceptables des immigrés aux USA, tandis que The Navigators fonde la chronique de la lutte syndicale des cheminots contre la privatisation du chemin de fer britannique sous le gouvernement de John Major. Just a Kiss relate les difficultés d'un couple appartenant à deux communautés différentes et It's a Free World! dénonce l'exploitation des travailleurs sans papiers après l'ouverture des frontières européennes. Le Vent se lève, où il donne sa vision de la guerre irlandaise d'indépendance et dénonce les forces d'occupation britanniques en Irlande, lui permettra d'obtenir la Palme d'Or du Festival de Cannes en 1986, qui lui sera une nouvelle fois attribuée en 2016, pour Moi, Daniel Blake, qui évoque le parcours d'un menuisier au chômage en proie aux affres kafkaïennes de l'administration ainsi qu'à la cruauté du système d'attribution des aides sociales en Grande-Bretagne. Entre ces deux films multi-primés, il laissera entre autres Looking for Eric, l'histoire d'un postier dépressif qui va se reprendre en main grâce à son idole, le footballeur Cantona, Route Irish qui dénonce les ravages de la guerre d'Irak, La Part des anges et Jimmy's Hall, ainsi que des films documentaires... Ken Loach est aussi connu pour ses prises de positions publiques contre le néolibéralisme, la dérégulation économique et les privatisations, ainsi que son soutien à la cause palestinienne, notamment sa participation à la campagne BDS contre l'état colonial israélien, et au comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine.


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