Les femmes du square

Julien REMBALDI

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Les femmes du square

Un film de Julien REMBALDI

2022 | Fiction, Comédie | 105 min | UGC Distribution

Producteur
Les films du kiosque
01 40 29 88 88

Distributeur
UGC Distribution
contactugcdistribution@ugc.fr

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Synopsis

Angèle, jeune femme ivoirienne, s’en est toujours sortie grâce à sa tchatche et à son culot. Pour s’éviter les représailles d’une bande de malfrats, elle parvient à se faire embaucher comme nounou d’Arthur, un garçon de 8 ans des beaux quartiers.
En découvrant les conditions de travail des autres nounous et leur précarité, Angèle décide de prendre les choses en mains.
Sous l’œil admiratif d’Arthur et avec l’aide d’Édouard, jeune avocat qui ne tarde pas à tomber sous son charme, Angèle va alors se battre pour rendre justice…

On peut voir dans mon film que, dans le square du titre comme dans ces appartements qui l’environnent, vivent des gens qui appartiennent à des sphères différentes et qui, en général, ne se mélangent pas ou se rencontrent éventuellement autour d’une garde d’enfant. Il y a aussi l’idée qu’Angèle, mon héroïne, est un personnage de cinéma, une sorte d’ange, pas tout à fait réaliste, un peu cousine de celui de LA VIE ESTBELLE de Frank Capra, qui descend sur terre pour faire bouger les lignes.
Au générique apparait deux prénoms : Dinos et Amina, qui ont joué un rôle dans la genèse de ce scénario. Il s’agit de mon fils et de la femme qui s’en occupait après l’école. Mon désir de faire ce film est parti d’eux. En observant leur relation, j’ai réalisé que mon fils de sept ans à l’époque connaissait cette femme mieux que moi. Il était au courant de ses problèmes de famille, de santé ; il est même parti au Maroc avec elle une fois. Tous deux étaient en fusion. Dans un foyer où les parents sont séparés, ces femmes deviennent des repères pour les enfants. Les parents sont immergés dans leur vie professionnelle sans prendre conscience que cela est rendu possible grâce à ces femmes, qui passent plus de temps avec les enfants dont elles s’occupent qu’avec les leurs. C’est cette relation que je voulais raconter, ainsi que ce mur invisible entre les parents et ces aides à domicile, ce jeu de cache-cache qui opère dans ces appartements dont les enfants sont au coeur.
Nous faisons appel à des femmes qui laissent leurs enfants dans leur pays pour s’occuper des nôtres, c’est une réalité. Quelque chose ne tourne pas rond dans cet état de fait. C’est un des rouages de mon film : comment Angèle peut-elle s’attacher à un enfant qu’elle garde à Paris, alors que le sien grandit en Côte d’Ivoire ? Ce lien, qui peut parfois se transmuer en lien maternel, est complexe. Il y a aussi toute une hypocrisie politique qui laisse s’installer ce genre de situation, surtout dans une ville comme Paris, qui manque cruellement de crèches. Les parents se retrouvent obligés d’employer des femmes qui n’ont pas de papiers ; or, pour qu’elles puissent prétendre à une carte de séjour, il faut qu’elles soient déclarées. Il y a donc toute une organisation à l’envers qui opère, car nous avons besoin de ces femmes. Mon film, j’espère, fait la lumière sur cette situation aberrante, et sur le caractère indispensable de ces personnes trop peu considérées.
Grâce au tempérament d’Angèle, cette rencontre avec Arthur fait des étincelles et offre à cet enfant une forme d’éducation complémentaire de celle qu’il reçoit avec ses parent. Angèle a une tchatche terrible et un physique très imposant. Elle est belle, charismatique, puissante, et dotée d’un regard incroyable. Je me racontais qu’elle avait une carapace qui lui avait permis de se battre et avancer ainsi. Je trouvais intéressant de venir casser cette carapace à travers cette relation fusionnelle avec Arthur. Dans le même temps, retrouver son fils devient pour elle une obsession. Peu à peu, son armure se fendille. Cette femme a de multiples facettes. C’est une justicière dans la mouvance d’ERIN BROCKOVICH ! Je la souhaitais, elle aussi, très belle et spectaculaire. Arthur à son tour est un peu l’enfant qu’on a tous en nous et qu’on muselle ou n’écoute plus quand on devient adulte. Il pose plein de questions, voit des choses qui nous paraissent évidentes dès lors qu’il les formule ; il possède un bon sens que nombre d’entre nous avons perdu.

Réalisateur et scénariste : JULIEN RAMBALD
Avec la collaboration de : Jean-Luc Gaget
Image : Yannick Ressigeac
Décoration : Riton Dupire-Clément
Premier assistant réalisateur : Sébastien Deux
Producteur excécutif : Sylvain Monod
Direction de production : Karine Petite
Régie : Frédéric Morin

Réalisateur
Julien REMBALDI

Julien Rambaldi est un réalisateur français né à Neuilly-sur-Seine le 17 février 1971. Il est connu pour être le compagnon de l’actrice Léa Drucker. Après des études d’histoire de l’art à l’université de Paris X Nanterre, il bifurque vers l’audiovisuel. Il débute comme assistant à la mise en scène puis à partir de 1997, réalise de nombreux spots publicitaires (MAAF, Epeda, Ibis, Norauto…). Parallèlement, il se lance dans la réalisation d’un court-métrage, Scotch, dans lequel il met en scène Lionel Abelanski et Yvon Back. Sorti en février 2003, le court-métrage est sélectionné dans de nombreux festivals en France et à l’étranger et lui permet de se faire remarquer. En 2007, fort de cette expérience, Julien Rambaldi réalise son premier long-métrage, La Voltige, qui relate la reconversion d’un rugbyman en patineur artistique. En 2010, son deuxième film, la comédie Les Meilleurs amis du monde, avec Marc Lavoine et Léa Drucker, sort sur les écrans. Il signe ensuite le long-métrage Bienvenue à Marly-Gomont en 2016,  avec Aïssa Maïga et Marc Zinga, qui narre l’enfance de Kamini Zantoko dans la petite commune française. En 2018, il sort C’est la vie (2018) avec Josiane Balasko, Léa Drucker et Alice Pol, puis en 2022, Les femmes du square.


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